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Mardi 22 août 2006 2 22 /08 /Août /2006 14:36
Jilali et la chocolaterie Il était une fois un petit garçon qui s’appelait Jilali et que tout le monde appelait J, parce que ça faisait plus joli. Un jour, J. commença de ressentir d’agréables sensations en touchant son zizi, c’est ainsi qu’il désignait son pénis. Très vite, J. apprit à se faire extrêmement plaisir en le touchant d’une certaine façon, et comprit que quelque chose de très important venait de se produire dans sa vie. La principale conséquence fut qu’à partir de là, son regard sur les filles changea. J. avait depuis longtemps constaté les différences existant entre les garçons et les filles, notamment au niveau de cet endroit-là, entre les jambes précisément. Il en vint naturellement à conclure que les filles aussi devaient ressentir la même chose que lui, jusqu’au jour où l’expérience lui prouva que son hypothèse était fondée. J. a grandi. On l’appelle désormais Jilali, parce qu’il assume tout à fait d’être un enfant du pays. Il occupe un poste important dans une grande entreprise où chacun reconnaît, en plus de ses compétences, son charme viril particulier. Pour Jilali, cela signifie notamment qu’il n’a aucune peine à convaincre des jeunes femmes de se donner à lui. Et comme son salaire lui permet de s’offrir tous les plaisirs dont il a envie, il peut sans peine se montrer généreux à l’égard des jeunes femmes en question. Bref, Jilali consomme les femmes comme il se servirait dans une boîte de chocolats assortis. Parce qu’il faut préciser que Jilali adore le chocolat, son autre plaisir d’enfant devenu grand. Jusqu’au soir ou Jilali fait la connaissance, lors d’un dîner chez des amis, d’une jeune femme extrêmement séduisante, infiniment plus que toutes celles qui, que, enfin vous avez compris. Et là, étrangement, quelque chose ne va plus. Jilali a soudain le sentiment que sa belle mécanique (la rime n’est pas exprès) s’est enrayée. Soudain ça n’est plus une bouchée pralinée (ses préférées) qu’il s’apprête à croquer mais une femme qui lui donne soudain envie d’être un homme, un vrai, avec l’envie de fonder un foyer et le sens des responsabilités, non plus un enfant incorrigiblement gourmand, jouisseur impénitent. Mais comme c’est la première fois que cela lui arrive, il a du mal à se comporter de façon appropriée, à trouver les mots justes pour dire à cette femme toutes ces choses étrangement instinctives qu’elle vient de lui inspirer : il a intensément envie de la posséder, mais à la pulsion de jouissance s’est substitué le désir de féconder. En imagination, son plaisir secret, son prélude exclusif, il se représente la jeune femme transportée par une toute autre jouissance que celle qu’il s’est habituée à procurer aux femmes qui jusque là se donnaient à lui. Et dans le ventre de la jeune femme, il imagine pour la première fois sa semence accomplir le mystère de la vie… Aiguillonné par ce désir nouveau pour lui, Jilali trouve le courage d’aborder l’inconnue : « Vous me plaisez infiniment, voulez-vous être ma femme ? » La réponse prend tout d’abord la forme d’un regard qui le met mal à l’aise : la femme semble le déshabiller, caresser son corps, muscle après muscle, en goûter la solidité, en éprouver la puissance : comme s’il était lui aussi un produit de la chocolaterie ! Puis viennent ces mots qui achèvent de le foudroyer : « Pour cette nuit, volontiers. Mais au matin, je vous quitterai, cette condition vous convient-elle ? Vous voila donc prévenu, n’essayez pas de me retenir au-delà de la nuit, vous y perdriez la raison… » Moralité : les chocolats ne se reproduisent pas.
Par Salvador Ali - Publié dans : salvadorali
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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /Août /2006 16:02
Moi, Salvadorali, par la grâce de ma folie et la magie de mon clavier, je prends la parole en ces lieux ! Salut à vous, créatures du rézo ! Moi Salvadorali je vous y rejoins bien décidé à y faire de vieux os… Je dis ça bicoz il parait que l’espérance de vie d’un blog est au maximum de 18 mois… Pourquoi donc ça ? J'ai horreur des fatalités ! Intuitivement je perçois pourtant la difficulté, pour ceux qui ne sont pas écrivains, d’écrire régulièrement, je pense à ceux qui se lancent dans un journal intime public comme on lance une bouteille à la mer. Mais on ne peut pas passer sa vie à lancer des bouteilles à la mer. Même les naufragés sur une île déserte finissent par faire de l’aménagement du territoire et oublient qu’ils ont laissé des gens de l’autre côté de l’océan. Ils s’installent sur leur île, se l’approprient, l’intériorisent. Ils apprennent à se mesurer avec la nature, à en accepter la présence voire l’autorité. Jusqu’à ce qu’un beau matin devienne leur premier matin du monde, jusqu’à ce qu’ils abdiquent toute vanité humaine et s’assument, infime grain de matière entre ciel et terre, tout petit rien du tout, dérisoire quelque chose à l’échelle cosmique… Seul, vraiment ? On se sent soudain frère ou cousin de la moindre bestiole agrippée elle aussi à la vie. Et la moindre bestiole apprivoisable fait l’affaire lorsqu’il s’agit de nouer des liens psychologiques et affectifs avec quelqu’un… A moins qu’échappé d’un festin cannibale, ne surgisse soudain Vendredi (Dieu merci, c’est vendredi !) et que s’engage alors, avec lui, la grande aventure de la sociabilité, voire plus si affinités. Quelqu’un pour alléger la peine d’être soi, rien que soi. Quelqu’un à aimer, quelqu’un pour s’oublier, quelqu’un pour exister autrement que pour soi. Autrement dit, faire don de soi.
Par Salvador Ali - Publié dans : salvadorali
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Lundi 10 juillet 2006 1 10 /07 /Juil /2006 21:58

Dimanche 9 juillet

 

 

Moi, mes ancêtres ne sont pas les Gaulois mais ce soir j’ai la gueule de bois :

ma France a perdu contre l’Italie en finale de la Coupe du Monde.

Je souhaitais, j’avais envie, je désirais plus fort que tout que l’équipe

de France soit championne du monde de football, même si je sais que tout

cela n’est qu’un jeu et surtout, à quel point les arènes du foot

sont corrompues : ceux qui ont parié contre la France donnée favorite ont

du gagner gros… Mais il y avait tellement de symboles dignes d’être

soutenus dans cette équipe Black-Blanc-Beur, à l’heure où la France de

Droite fait tout ce qu’elle peut, mais de travers, pour se barricader contre

le danger étranger… Donc ce soir, malgré le beau but italien contre le

petit penalty français, histoire de reconnaître le mérite relatif des Azzuri,

je suis malheureux de la défaite des Bleus.

 

 

J’en profite pour me poser la question : pourquoi est-ce que j’aime la

France en général et son équipe de foot en particulier ? D’abord parce que

le onze français a magnifiquement réussi à redresser la barre d’une

équipée plutôt mal partie, les Brésiliens n’en sont pas encore revenus !

Ensuite parce qu’un jour mon pays a été colonisé –sous couvert de

protectorat mais colonisé quand même- par la France et que depuis, je

suis comme ces Gaulois devenus Gallo-Romains. La fusion de

civilisations, forcément ça crée des liens… Skifé que dans les galeries de

ma culture personnelle, Ibn Khaldoun et Montaigne, Georges Brassens

et Houssine Slaoui, Simone de Beauvoir et Fatéma Mernissi, Henri Matisse

et Jilali Gharbaoui, Edith Piaf et El Hajja El Hamdaouiya

cohabitent harmonieusement… Avec une mention

particulièrement reconnaissante pour Hubert Lyautey et Charles de Gaulle

à qui je dois d’avoir eu accès aux lumières de l’esprit français, ce qui

ne m’empêche pas d’être profondément, intensément,

passionnément Marocain.

 

 

Je reviens à ce match perdu, avec une petite consolation tout de même :

le coup de tête vengeur de Zidane à ce foutu Rital, qui l’avait

certainement bien cherché. Vous je ne sais pas, mais moi j’ai eu

l’impression, toutes proportions gardées, de voir les Palestiniens de

Gaza mettre une raclée à l’armée israelienne… Et qu’on ne vienne pas me

dire que Zizou a perdu le contrôle de lui-même. Si ç’avait été le cas, c’est

le nez de l’Italien qui aurait explosé… Disons que le geste de Zidane est

venu dire à quel cette Coupe du Monde n’a pas été celle du fair-play, que

les Italiens n’ont franchement pas volé leur réputation d’anti-joueurs et

que si l’on avait confié aux caméras de télévision le soin d’arbitrer les

parties, le cours de la compétition en aurait été extrêmement modifié,

sachant tout ce qu’elles nous ont révélé que les arbitres n’ont pas

remarqué… Y’aurait-il quelque chose de pourri au royaume de M.

Blatter ? Il parait qu’on ne peut rien contre le sponsoring et le bizness

méga juteux des droits de diffusion et qu’il faut à tout prix que le

spectacle continue !

 

Par Salvador Ali - Publié dans : salvadorali
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Dimanche 9 juillet 2006 7 09 /07 /Juil /2006 16:52
Bienvenue dans cet espace !
Par Salvador Ali - Publié dans : salvadorali
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